Six valeureux adhérents ont bravé la météo agitée et pluvieuse de ce samedi pour suivre Lisbeth Peyré dans son appel à venir découvrir les vertus des plantes sauvages. Experte en gemmothérapie, rien ne lui échappe quant aux bienfaits de telle ou telle plante observée mais il aura aussi été question de telle espèce dont les effets peuvent être nocifs pour l’être humain comme le Cytise, dont les fleurs jaunes toxiques ressemblent à celles de l’acacia. En APS (Avant Pays Savoyard), nous voyons plutôt le robinier faux-acacia aux fleurs blanches dont les fleurs permettent de confectionner de très bons beignets !

A peine sortis de la voiture, Lisbeth nous fait goûter l’Alliaire officinale au goût d’ail, très présente sur le talus qui bordait la route et que nous retrouverons plus tard en sous-bois. Tour à tour ce sont des lamiers pourpres, des lotiers corniculés, notre passiflore indigène, … qui s’offrent à nos observations.

Ici, c’est un polypode du chêne, dont le rhyzome a un goût prononcé de réglisse. Celui-ci colonise une souche d’arbre et réveille nos papilles. Cette petite plante de la famille des fougères est remarquable pour ses propriétés proches de celles de la réglisse, tonique par l’action sur les cortico-surrénales.

Ensuite, nous observons des tamiers grimpant sur un pied d’aubépine. Les jeunes pousses comestibles, se dégustent comme des asperges sauvages, l’amertume disparaissant à la cuisson. Les racines crues frottées localement aident à faire disparaitre les hématomes (d’où l’appellation : Herbe aux femmes battues.

En APS, la forêt est riche en différentes espèces d’arbres dont nous voyons de beaux spécimens de hêtres, chênes, sapins, épicéas …. On apprend à faire du miel de sapin pour les maux d’hiver avec les jeunes pousses. Beaucoup sont abimés et cassés, envahis de différents grimpants (lierre, ronces,) donnant parfois au couvert un côté fantastique extraordinaire. Nous constatons que nombre de parcelles de bois sont livrées à elles-mêmes et que la forêt devient propice à une biodiversité riche.

En ce printemps humide nous pouvons aussi admirer de nombreuses fleurs dans les sous-bois et les champs ainsi que dans les talus qui bordent les chemins que nous empruntons. Raiponces, mélittes à feuilles de mélisse, sainfouins, graminés, rhinanthes.se dressent de toutes parts ainsi que de nombreuses variétés d’orchidées sauvages : Orchis singe, ophrys bourdon, Anacamptis, orchys pyramidal, Cephalanthera, Platanthera. Certaines développées, amples et nombreuses, d’autres petites, discrètes et solitaires. n’ont pas trop;souffert des journées de chaleur d’avril.